Les guerres font des ravages parmi les militaires et les civils mais ont aussi un impact désastreux sur la biodiversité et le tourisme. Ainsi, l'Est de la République démocratique du Congo, où les hostilités ont repris à la fin du mois d'août, vit une véritable catastrophe environnementale. Les violences se déroulent au coeur du parc naturel des Virungas, qui abrite notamment des gorilles des montagnes et des hippopotames. A cause des conflits armés, le nombre d'hippopotames dans les Virungas est passé en dix ans de 30.000 à 1.000 individus.
Rien que pour la seule année 2007, nous avons enregistré l'abattage de 15 gorilles de montagne et de plus de 20.000 antilopes ainsi que la destruction systématique des frayères du lac Edouard (...)", a souligné José Endundo Bononge, ministre de l'Environnement.
Il y a trois semaines, les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple ont pris le contrôle de la partie sud du parc naturel des Virungas. Des milliers de déplacés se trouvant aussi dans la zone, ont quant à eux envahi des aires protégées et cet envahissement a un impact désastreux pour la faune et la flore.